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Le retard que la presse et les journalistes accumulent aujourd’hui, vis à vis d’internet, ne fait en réalité que favoriser l’émergence d’une nouvelle concurrence, qui engrange savoir-faire, connaissance du terrain et fidélisation de sa relation à l’audience : et cette audience que ces nouveaux médias du net sont en train de conquérir, c’est celle de la jeunesse, sur qui les médias traditionnels avaient peut-être un peu trop vite compté pour renouveler leur lectorat vieillissant et qui leur fera peut-être défaut quand la bise sera venue.
Ce journalisme-là est tout simplement en train de crever de ne pas être sur le net depuis longtemps déjà, de ne pas en apprendre les règles du jeu nouvelles, d’en découvrir le potentiel formidable (et certains dangers aussi) pour tenter de s’y faire une petite place en partageant avec ceux qui sont déjà là. Il reste sur le bord du chemin à se lamenter, à critiquer ou à ironiser, plutôt que d’apprendre, découvrir, expérimenter, innover… Bref, s’adapter.
Tant pis pour lui.
Lire “La leçon des blogueurs au grand journaliste du Monde” du encore très juste Narvic.
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TheCélinette Says:
November 17th, 2008 at 11:40Un ami journaliste m’avait parlé avec véhémence du mépris qu’il affichait pour les blogs qui selon lui, usurpaient le métier de journaliste.
Je suis restée juste bouche-bée qu’au lieu de cela, il ne saisisse pas la belle opportunité du net pour faire connaître son beau travail autrement.
Etpuis, je me suis écrire est un droit pourquoi nous tairions-nous ?