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Le retard que la presse et les journalistes accumulent aujourd’hui, vis à vis d’internet, ne fait en réalité que favoriser l’émergence d’une nouvelle concurrence, qui engrange savoir-faire, connaissance du terrain et fidélisation de sa relation à l’audience : et cette audience que ces nouveaux médias du net sont en train de conquérir, c’est celle de la jeunesse, sur qui les médias traditionnels avaient peut-être un peu trop vite compté pour renouveler leur lectorat vieillissant et qui leur fera peut-être défaut quand la bise sera venue.
Ce journalisme-là est tout simplement en train de crever de ne pas être sur le net depuis longtemps déjà, de ne pas en apprendre les règles du jeu nouvelles, d’en découvrir le potentiel formidable (et certains dangers aussi) pour tenter de s’y faire une petite place en partageant avec ceux qui sont déjà là. Il reste sur le bord du chemin à se lamenter, à critiquer ou à ironiser, plutôt que d’apprendre, découvrir, expérimenter, innover… Bref, s’adapter.
Tant pis pour lui.
Lire “La leçon des blogueurs au grand journaliste du Monde” du encore très juste Narvic.
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Avant de lire l’article d’Aurélien Viers, je n’avais jamais entendu parlé de Cavalcade of Comedy, du gars de Family Guy.
J’étais pourtant l’un des rares : 14 millions de vues pour les 6 premiers épisodes. Matez en un avant de continuer, ça vaut le coup :
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“Premier acte : la non-ratification du protocole de Kyoto mobilise l’opinion américaine (et au-delà) sur la nécessité pour chacun d’agir en faveur de l’environnement. Cela se traduira accessoirement par la mise à l’encan des 4 × 4, la mise aux garage d’un certain nombre de véhicules plus modestes et la faillite de vos constructeurs automobiles, une médaille de plus à votre palmarès. Deuxième acte : la guerre en Irak, qui participe à l’augmentation du prix du baril de pétrole et vide les caisses de l’Etat. Troisième acte : la crise de l’immobilier - provoquée par votre vieux complice Greenspan -, qui jette des dizaines de milliers d’Américains à la rue. Plus de voiture, plus de maison, bientôt plus de retraite, des impôts que votre successeur sera contraint d’augmenter et, en prime, une récession économique mondiale. Pas de doute : votre bilan sera historique.”
Lire l’article de Frédéric Lemaître du monde.fr
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